La blockchain : technologie incontournable des chaînes logistiques mondiales d’ici 2025

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Auteur: Florence Lievre

Une nouvelle étude menée auprès d’organisations ayant recours à la blockchain met en lumière le potentiel de cette technologie dans la transformation des chaînes logistiques à travers le monde

Paris, le 18 octobre 2018 – Le nouveau rapport du Capgemini Research Institute montre que, d’ici 2025, la majorité des entreprises à travers le monde auront recours à la blockchain pour leurs chaînes logistiques mondiales. Investissements et partenariats permettront à cette technologie de s’imposer dans les secteurs de l’industrie, des biens de consommation et du commerce de détail, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère qui sera caractérisée par des échanges transparents et de confiance.

Le rapport intitulé « Does blockchain hold the key to a new age of supply chain transparency and trust? » permet de comprendre comment les entreprises et les pays se préparent à l’arrivée de la blockchain. Ses enseignements indiquent que le recours à cette technologie dans les chaînes logistiques devrait se démocratiser d’ici 2025. Aujourd’hui, seulement 3% des organisations qui exploitent déjà la blockchain l’utilisent à grande échelle, 10% disposent d’un programme pilote et 87% en sont encore aux phases expérimentales de cette technologie.

En Europe, le Royaume-Uni (22%) et la France (17%) font actuellement figure de proue pour les déploiements pilotes ou à grande échelle[1] de la blockchain, tandis qu’en termes d’investissements, les Etats-Unis (18%) arrivent en tête. Ces « pionniers »[2] sont convaincus que la blockchain tiendra ses promesses : plus de 60% des répondants de l’étude estiment que la technologie est déjà en train de transformer leur mode de collaboration avec leurs partenaires.

L’étude montre également que les investissements dans la blockchain sont principalement motivés par la réduction des coûts (89%), l’optimisation de la traçabilité (81%) et l’amélioration de la transparence (79%). De plus, la blockchain permet d’acheminer les informations de manière plus sécurisée, rapide et transparente. La technologie peut s’appliquer aux fonctions les plus critiques de la chaîne logistique, du suivi de la production à la surveillance de la chaîne agroalimentaire tout en assurant la conformité aux règlements en vigueur. Encouragés par les résultats observés, les pionniers identifiés dans l’étude sont prêts à augmenter leurs investissements dans la blockchain de 30% au cours des trois prochaines années.

Malgré l’enthousiasme autour des déploiements blockchain, des difficultés persistent pour établir un retour sur investissement tangible et rendre interopérables les partenaires de la chaîne logistique. Pour la majorité (92%) des pionniers, la difficulté à déterminer le ROI représente le principal frein à l’adoption, tandis que 80% d’entre eux considèrent l’interopérabilité avec les systèmes informatiques existants comme un défi opérationnel de taille. De plus, 82% citent la sécurité des transactions comme un obstacle à l’adoption des applications blockchain par les partenaires, remettant ainsi en question l’image de technologie sécurisée qui lui est généralement associée.

« Sur le marché, de nombreux cas d’usage sont prometteurs et démontrent les bénéfices de la blockchain pour l’optimisation de la chaîne logistique. En revanche, cette technologie n’est pas une solution miracle pouvant être appliquée à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement d’une entreprise. De plus, le ROI de la blockchain n’a pas encore été mesuré et les organisations souhaitant implémenter la technologie doivent d’abord repenser leurs business models et leurs processus. Pour pouvoir tirer pleinement parti du potentiel de la blockchain, des partenariats stratégiques doivent être noués tout au long de la chaîne logistique afin de constituer un écosystème blockchain efficace et intégré, permettant des déploiements technologiques de plus grande envergure, » explique Sudhir Pai, directeur des Technologies de l’entité Services financiers de Capgemini.

Dans un rapport[3] publié précédemment cette année, Capgemini et l’université technologique Swinburne (Australie) ont estimé que les expérimentations de la blockchain atteindront leur apogée en 2020, quand les organisations pourront mettre en pratique les POC (Proof of Concept[4]) en provenance des FinTech. Selon le rapport, la transformation blockchain arrivera à maturité en 2025 au moment où les entreprises se transformeront et intégreront la technologie pour la mise en place de politiques de confidentialité et de gestion des données.

Le professeur Aleks Subic, Deputy Vice Chancellor (recherche et développement) de l’université Swinburne, ajoute : « Les entreprises font confiance à la blockchain pour résoudre des problèmes stratégiques et s’ouvrir à de nouvelles opportunités de développement. Cette technologie permet de renforcer la crédibilité de l’écosystème digital sur l’ensemble de la chaîne logistique. Ce qui nous fait penser que, dans un avenir proche, la blockchain jouera un rôle clé dans la transformation digitale des chaînes d’approvisionnement de nombreux secteurs d’activités. »

Malgré les obstacles qui freinent aujourd’hui l’adoption de la blockchain, les entreprises mettent tout en œuvre pour favoriser son développement, et ce, même si la technologie n’en est qu’à ses débuts. A titre d’exemple, la Mobility Open Blockchain Initiative (MOBI), qui rassemble entreprises du secteur automobile et sociétés technologiques, encourage les constructeurs à attribuer des identifiants digitaux à leurs véhicules pour permettre aux voitures et aux systèmes informatiques d’interagir entre eux.[5]

Cas d’usage actuels de la blockchain

Le rapport du Capgemini Research Institute a identifié 24 cas d’usage de la blockchain, de l’échange de crédits carbone à la gestion des contrats fournisseur en passant par la lutte contre les contrefaçons. Capgemini a appliqué ces cas d’usage aux secteurs du commerce de détail, de l’industrie et des produits de consommation et montre que la blockchain est et peut être utilisée pour le suivi de la production, de la provenance des contrats et de leur inventaire, et la traçabilité des produits et services. L’étude indique que, dans le secteur des biens de consommation, les entreprises mettent en pratique la blockchain principalement pour le suivi et l’identification des produits : des expérimentations ont été mises en place chez Nestlé, Unilever et Tyson Foods[6]. Quant aux acteurs du commerce de détail, à l’instar de Starbucks[7], leurs tests de la blockchain portent en priorité sur les places de marché digitales et la lutte contre les contrefaçons. La blockchain peut également permettre de garantir l’intégrité des produits alimentaires en rendant possible le suivi des denrées du site de production jusqu’à l’assiette, permettant ainsi d’éviter les risques de contaminations et les rappels de produits consécutifs.

« Notre étude met en lumière le potentiel de la blockchain mais montre que les déploiements à grande échelle sont encore rares : l’adoption de la technologie est en effet confrontée à des obstacles bien réels. Nous conseillons aux entreprises de s’appuyer sur l’analyse que nous avons faite des entreprises pionnières pour étudier la faisabilité du recours à la blockchain dans leur propre contexte, pour renforcer leur démarche et rendre ainsi concrètes les promesses de cette technologie », conclut Sudhir Pai.

Vous pouvez télécharger une copie du rapport en cliquant ici.

  Méthodologie

Le Capgemini Research Institute a interrogé près de 450 organisations ayant commencé à déployer la blockchain dans leur chaîne d’approvisionnement aussi bien par des Proofs of Concept, projets pilotes ou à grande échelle. L’étude porte sur leur approche de la blockchain, les applications en cours et les défis auxquels elles sont confrontées dans le déploiement de leurs projets. Les entreprises répondantes appartiennent aux secteurs des produits de consommation, du commerce de détail et de l’industrie.

 

À propos de Capgemini

Capgemini est un leader mondial du conseil, des services informatiques et de la transformation numérique. A la pointe de l’innovation, le Groupe aide ses clients à saisir l’ensemble des opportunités que présentent le cloud, le digital et les plateformes. Fort de 50 ans d’expérience et d’une grande expertise des différents secteurs d’activité, il accompagne les entreprises et organisations dans la réalisation de leurs ambitions, de la définition de leur stratégie à la mise en œuvre de leurs opérations. Pour Capgemini, ce sont les hommes et les femmes qui donnent toute sa valeur à la technologie. Résolument multiculturel, le Groupe compte 200 000 collaborateurs présents dans plus de 40 pays. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 12,8 milliards d’euros en 2017.

Plus d’informations sur www.capgemini.com. People matter, results count.

 

 À propos du Capgemini Research Institute

Le « Capgemini Research Institute » est le centre de recherche de Capgemini sur le digital. Il publie régulièrement des études sur l’impact des technologies numériques au sein des organisations et des grands secteurs économiques. L’équipe de l’Institut s’appuie sur le réseau international d’experts de Capgemini et travaille en étroite collaboration avec les partenaires académiques et technologiques du Groupe. Il dispose de plusieurs centres de recherche dédiés en Inde, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Il a été récemment classé N°1 mondial pour la qualité de ses recherches par des analystes indépendants.

Plus d’informations sur https://www.capgemini.com/researchinstitute/

 

[1] Un projet pilote a une portée limitée et est déployé sur un seul site. Les déploiements à grande échelle ont, quant à eux, une portée complète, multi-sites ou couvrant toute l’entreprise. Au Royaume-Uni, 22% des entreprises qui ont recours à la blockchain l’utilisent pour des programmes pilotes ou des déploiements a grande échelle (contre 17% en France et 18% aux Etats-Unis).

[2] Dans le rapport, les organisations faisant figure de proue sont désignées par le terme « pionniers ». Elles représentent 13% des répondants qui ont soit déployé la blockchain à grande échelle (3% de l’échantillon), soit qui disposent de programmes pilotes sur au moins un site (10% de l’échantillon). Ces organisations ouvrent la voie au déploiement de la blockchain.

[3] Source : Capgemini https://www.capgemini.com/au-en/resources/blockchain-and-industry-4-0/

[4] Le Proof of Concept (POC) est une étape de validation concrète dans la mise en place d’un projet radicalement nouveau. Il faut, avant un déploiement plus large, faire « la preuve du concept ». Une étape importante en vue du lancement d’un prototype pleinement fonctionnel.

[5] Source : Automakers, suppliers team up to develop blockchain technology», mai 2018.

[6] Source : Reuters, « Nestle, Unilever, Tyson and others team with IBM on blockchain », août 2017.

[7] Source : Risnews, « Unbreakable Trust: 5 Retailers Exploring Blockchain », avril 2018.

Communiqué de presse

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Infographie

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