Elle examine aussi les principaux leviers en faveur du cloud et les résistances à son adoption. Selon cette étude, 81 % des entreprises ont déjà recours à des technologies Cloud ou sont prêtes à les utiliser. Si un tiers des entreprises (32 %) déclarent que c’est leur département informatique qui est actuellement le principal instigateur de leur adoption du Cloud, celui-ci l’est de moins en moins. Pour 45 % des entreprises, la responsabilité des stratégies Cloud incombe aux entités opérationnelles.

Réalisée auprès de 460 responsables informatiques et dirigeants de grandes entreprises* à travers le monde, cette enquête souligne l’importance croissante du Cloud dans leurs stratégies : plus de trois quarts (76 %) des entreprises ont mis en place une stratégie Cloud. Cependant, la responsabilité de la mise en œuvre de ces stratégies n’est souvent pas clairement établie. L’influence du comité de direction est considérée à la fois comme un atout (pour 29 % des sondés) et comme une contrainte (pour 28 %), ce qui laisse à penser que, dans de nombreux cas, l’accès aux avantages du Cloud est freiné par un manque de compréhension et d’engagement au niveau de la direction des entreprises.

Pour Ron Tolido, CTO de Capgemini en Europe : « Nous pouvons conclure de cette étude que les avantages du Cloud sont à présent clairs et généralement bien compris, mais que du point de vue de l’entreprise, cela implique une transformation majeure car son rôle y est de plus en plus stratégique. C’est un phénomène que nous baptisons ‘Business Cloud’. Les initiatives en faveur des solutions Cloud sont de plus en plus menées par les opérations des entreprises au détriment des départements informatiques, les entreprises recherchant avant tout à créer de la valeur au profit de ces opérations. L’adoption du Cloud répond aux exigences des entreprises en matière de simplicité, rapidité et flexibilité et rend indispensable l’alignement entre leurs entités métier et leur direction informatique ».

L’enquête souligne que la migration vers le Cloud suscite des inquiétudes : plus de 40 % des personnes interrogées citent les craintes relatives à la sécurité comme un obstacle à l’adoption du Cloud et seulement 56 % se déclarent suffisamment confiantes pour stocker des données dans un Cloud. Plus d’un tiers (35 %) citent également les problèmes de « souveraineté » sur les données considérant que si celles-ci ne sont pas in situ, c’est un obstacle majeur à l’adoption du Cloud. Ces craintes sont particulièrement exprimées dans la région « Europe, Moyen-Orient, Afrique ». En effet, 40 % des entreprises déclarent préférer les solutions de Cloud privé hors site et hébergées par un partenaire, tandis que 26 % indiquent leur préférence pour les solutions de Cloud privé sur site, dont les données seraient hébergées dans les locaux de l’entreprise.

Compte tenu de leurs préoccupations concernant la sécurité, la facilité de gestion, la qualité de service et la conformité réglementaire, les entreprises abordent les services de Cloud avec prudence, en adoptant une approche progressive et en ne transférant vers le Cloud que des domaines ou applications spécifiques, en fonction de leurs besoins. En quête de fournisseurs spécialisés pour répondre aux besoins de départements ou fonctions spécifiques, la majorité des entreprises (72 %) travaillent ou envisagent de travailler avec plusieurs fournisseurs.

Toutefois, à l’heure actuelle, la migration vers le Cloud est largement réservée aux nouvelles applications** (78 % des entreprises), plutôt qu’aux applications plus anciennes***. La migration des anciennes applications vers le Cloud peut s’avérer coûteuse et ne pas apporter les avantages recherchés par les entreprises. En revanche, la migration de nouvelles applications vers le Cloud permet aux entreprises de répondre plus rapidement à leurs nouveaux besoins et aux pressions concurrentielles, tout en assurant agilité et valeur ajoutée.

Face à ces grandes tendances, Capgemini souligne la nécessité pour les entreprises de mieux « orchestrer » leur environnement Cloud (fournisseurs, plates-formes et solutions).

Pour Paul Nannetti, directeur des ventes et du portefeuille d’offres de Capgemini : “Le Cloud change l’approche qu’ont les entreprises de l’informatique. Grâce au Cloud la puissance des technologies de l’information est plus que jamais au service des entreprises. Il n’est plus question d’évoluer vers le Cloud mais de progresser grâce au Cloud.”

Pour lire l’étude complète, rendez-vous sur : www.capgemini.com/business-cloud-report

À propos de l’enquête
L’étude Cloud in the Real World: The State of Play Shifts Rapidly de Capgemini compile les résultats de 460 entretiens approfondis réalisés avec de grandes entreprises (définies comme comptant plus de 10 000 salariés) à travers le monde. Ces entretiens se sont déroulés en juin et juillet 2012. Les participants comprenaient autant de décideurs informatiques que métier. 46 % des personnes interrogées étaient basées dans la région EMEA, 22 % en Amérique du Nord, 22 % en Asie-Pacifique et 11 % en Amérique du Sud. Les participants représentaient divers secteurs d’activité, notamment : télécommunications et médias, fabrication et automobile, énergie et services publics, services financiers et grande distribution.

A propos de Capgemini
Fort de plus de 120 000 collaborateurs et présent dans 40 pays, Capgemini est l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance. Le Groupe a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 9,7 milliards d’euros. Avec ses clients, Capgemini conçoit et met en œuvre les solutions business et technologiques qui correspondent à leurs besoins et leur apporte les résultats auxquels ils aspirent. Profondément multiculturel, Capgemini revendique un style de travail qui lui est propre, la « Collaborative Business Experience™ », et s’appuie sur un mode de production mondialisé, le « Rightshore® ».
Plus d’informations sur : www.capgemini.com

Rightshore® est une marque du groupe Capgemini

* Grandes entreprises : entreprises de plus de 10 000 salariés
** Applications à la pointe de la technologie : applications mobiles par exemple
*** Applications liées aux finances, aux ressources humaines et pour lesquelles les entreprises sont plus réticentes à utiliser le Cloud