« Le quotidien d’un développeur, ce n’est pas de réinventer la roue, mais d’aller chercher la bonne pratique auprès de la communauté de développeurs, puis de l’adapter à sa problématique. Il faut avoir de la curiosité et savoir faire les bons liens… »

A quoi ressemble une journée type ?

« Ca n’existe pas ! » Mais encore ? « Le quotidien d’un développeur, ce n’est pas de réinventer la roue, mais d’aller chercher la bonne pratique auprès de la communauté de développeurs, puis de l’adapter à sa problématique. Il faut avoir de la curiosité et savoir faire les bons liens entre ce qu’on vit dans le projet et ce qu’on lit sur le web. J’ai envie de m’investir à fond dans la technique, ça me plaît mais j’ai aussi une vision globale du dossier ».

Concrètement, elle travaille chez son client en mode projet : « on fonctionne par cycles : on se met d’accord sur les prochaines évolutions, on analyse et compose le design, on développe, on teste, on implémente, on fait le bilan. Puis on recommence !

Et concrètement quel est ton métier ?

En tant que développeur Salesforce (leader du CRM*), je travaille à l’aide du langage Apex (très similaire au Java) et du framework Lightning Components, sorte de boîte à outils/bibliothèque dédiée à un langage pour faciliter le développement. Je code et j’analyse : il faut toujours réfléchir à l’impact d’une évolution du CRM sur l’entreprise et ses différents métiers. Il faut savoir écouter et se projeter pour conserver une base commune homogène tout en accompagnant chaque service vers le changement, en tenant compte des réalités du métier ».

La formation, une nécessité ?

« Complètement ! Les usages évoluent très vite et il faut s’adapter ! Tous les jours il y a un nouveau framework à la mode, un nouveau langage, de nouvelles fonctionnalités. On dit souvent que coder c’est 20 % de formation et 80 % d’autoformation. Attention ! On ne parle pas de ne faire que ça tous les soirs jusqu’à 3h du matin (sauf si vous en avez envie !) mais juste juste d’alimenter constamment sa curiosité et son envie de mieux faire. Capgemini nous met d’ailleurs à disposition les moyens et occasions de progresser et de montrer ce qu’on vaut. Ensuite, c’est à nous de jouer ! »

Et après, comment vois-tu ton futur ?

Dans 5 ans, Elora voudrait devenir architecte Salesforce : « je suis ambitieuse, j’aimerais être reconnue pour ma vision globale et mes compétences techniques, ma capacité à savoir mettre les pièces du puzzle ensemble ». D’ici peu, elle va préparer une nouvelle certification, Jira Administrator (un outil collaboratif dédié à la gestion de projets informatiques).

Femme du numérique, cela signifie quoi pour toi ?

« Au quotidien, je me vis juste développeuse, pas femme développeur. Oui, c’est une réalité, il y a moins de femmes que d’hommes dans nos métiers, surtout parmi les profils techniques. Mais je ne vois pas pourquoi cela devrait continuer ainsi ! D’ailleurs, j’essaie de m’investir dans des actions pour le faire savoir : je fais partie d’un programme de marrainage mis en place par Capgemini avec l’Université Pierre-et-Marie-Curie. Avec mes collègues, nous présentons aux étudiantes les possibilités qui existent dans l’IT, nous les soutenons dans la construction de leur projet professionnel (trouver un stage, un premier emploi …). On manque cruellement de développeurs et, plus largement, de personnes dans le numérique, il faut dépasser les idées reçues qu’on peut avoir du secteur et ne pas hésiter à essayer ».