Energie et Utilities : Comment se développer dans un nouveau monde ?

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Considérations sur la gestion des risques et les opportunités post crise sanitaire

Fin 2019, nous concluions ainsi l’éditorial global de  notre Observatoire Mondial des Marchés de l’Energie (WEMO): « L’atteinte des ambitions de l’accord de Paris de 2015 sur le climat exigera un changement radical dans nos modes de vie. » La crise sanitaire et les mesures de distanciation sociale ont conduit de façon inattendue à de tels changements, réduisant la consommation d’énergie par le télétravail, la limitation des déplacements et la réduction de la production industrielle. Cela a conduit de façon positive, à une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre mais au prix d’importantes souffrances humaines, d’un arrêt brutal des économies et d’une crise qui aura, dans un premier temps en tous cas, un impact négatif sur l’emploi.

Bien que les résultats environnementaux de la crise soient positifs, il n’y pas eu un changement profond et durable des modes de vie et de consommation mais simplement une adaptation aux circonstances créées par la pandémie. On peut craindre que, sans nouvelles mesures, cette amélioration ne soit que passagère.

Dans le présent document, nous nous intéressons aux impacts de la crise sur les acteurs du secteur Energy et Utilities, aux conséquences de la pandémie sur la transition énergétique, ainsi qu’à la façon pour les acteurs de ce secteur de minimiser leurs risques et de saisir les opportunités dans le monde de l’après-crise.

Points clés du World Energy Markets Observatory 2019

  • +2.3 % : en 2018, la consommation globale d’énergie a bondi de 2,3%, Presque deux fois la moyenne annuelle des augmentations depuis 2010, tirée par une économie mondiale solide.
  • +14 % : les renouvelables constituent la plus forte croissance de la production électrique.
  • +4 % : les énergies fossiles continuent à dominer largement le mix énergétique mondial, avec une consommation de charbon en hausse de 4%.
  • +2 % : les émissions globales de gaz à effet de serre ont augmenté en 2018, malgré des réductions significatives en Europe.

Les impacts de la crise sanitaire

La contraction économique des pays en situation de confinement provient en premier lieu des entreprises qui ont stoppé leur production de biens et de services, afin de protéger leur personnel. Le PIB mondial est en recul, à l’exemple de la Chine qui a subi une contraction de 6,8% au premier trimestre 2020. Sur cette même période le PIB de la zone euro s’est contracté de 3,8% avec des écarts importants entre états membres (-5,8% pour la France et seulement -2,2% pour l’Allemagne). Sur l’année 2020, l’Europe a prévu[1] une contraction des PIB des états membres comprise entre 6 et 8%.

Le télétravail a été mis en place partout où cela a été possible, afin de protéger la sécurité des collaborateurs. Ceci a permis de démontrer que des fonctions comme des diagnostics de maintenance, les services client ou le négoce d’énergie pouvaient s’opérer à distance. Cela a révélé, si besoin était, l’importance des systèmes d’information et mis à l’épreuve leur robustesse. On a rapporté dans la période une multiplication des cyber-attaques.

La crise sanitaire a significativement réduit la mobilité et largement freiné la production industrielle, la combinaison de ces facteurs conduisant à une baisse considérable de la consommation de pétrole, de gaz et d’électricité.

Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), la demande de pétrole a décru d’environ 29 millions de barils par jour en avril 2020, (environ un tiers de moins que l’an dernier à la même époque) et devrait continuer à baisser en mai pour se redresser ensuite avec les déconfinements progressifs dans les différents pays. La moyenne annuelle de la consommation de pétrole en 2020 pourrait s’approcher des 100 millions de barils par jour.

L’organisation des Pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie se sont accordés le 10 Avril pour réduire la production de 10 millions de barils par jour à compter du premier mai. De plus, le premier pays producteur de pétrole, les Etats-Unis, va voir sa production chuter (-3,6MB/jour), les producteurs de pétrole de schistes accusant de plein fouet le niveau bas actuel des cours.

Ces réductions sont insuffisantes pour faire repartir les cours à leur niveau d’avant crise. A mi-Avril, le prix du baril du West Texas Intermediate (WTI) – la référence Américaine – est tombé à moins de $15, avec même des épisodes de prix négatifs, où les producteurs, avec des stocks quasi saturés, payaient ceux qui voulaient bien les débarrasser du brut extrait. Un plus bas depuis 2002. Dans le même temps, le baril de Brent a fleurté avec les $25. Avec la sortie des déconfinements, entraînant un sursaut de la demande, et la réduction de la production, le brut a passé à nouveau la barre des $30 / baril mi-mai, la moitié de son niveau d’avant crise.

La sécurité d’approvisionnement électrique est plus vitale que jamais

Dans tous les pays développés, l’électricité est considérée comme un secteur stratégique. De ce fait, les opérateurs doivent élaborer des Plans de Continuité d’Activité, et s’assurer d’avoir les moyens de les appliquer.

Dans les pays entrés en confinement, la consommation d’électricité a baissé. Par exemple, en France, en Mars et Avril, la baisse a été de 20 %[2], en comparaison à l’année précédente. La baisse a varié selon les pays, de 13% en Allemagne à 28% en Italie, deux des pays les plus industrialisés de l’Europe de l’Ouest. La baisse a été de seulement 3% aux Etats-Unis fin Mars, à cause d’un confinement plus tardif et moins généralisé. Bien qu’inférieur à l’Europe, cette baisse n’en est pas moins significative, correspondant à l’effacement de trois années de croissance.

Après la crise la demande en électricité pourrait, selon l’Agence Internationale de l’Energie, baisser d’environ 6%.[3]

Le planning de maintenance annuel des réacteurs nucléaires a été affecté par les restrictions sanitaires ralentissant ou arrêtant les chantiers, réduisant de fait la capacité actuelle et future de production d’électricité. Malgré cela, et à cause de la baisse de la demande, la sécurité d’approvisionnement a été assurée, ce qui est très important car les télécommunications et les data centers, devenus encore plus critiques en période de travail à distance, exigent une alimentation électrique sécurisée.

La chute des prix du brut, et celle du prix de la tonne de carbone, (dont le prix a été divisé par deux à 25€/tonne) ont entraîné une baisse des prix de gros de l’électricité en Europe. Ceux-ci sont passés d’en moyenne 50€/MWh en 2019 à environ 20€/MWh en avril et début mai.

Pendant cette crise sans précédent, l’attitude des personnels électriciens et gaziers a été remarquable. Les Utilities (EDF, ENGIE, ENEL et d’autres), dans l’esprit de service public qui les animent, ont fait preuve de solidarité avec leurs clients en situation de précarité, suspendant les coupures pour impayés et étalant les créances. Les Utilities Nord-Américaines, comme par exemple Duke Energy, PSE&G et Nova Scotia Power ont appliqué des politiques similaires.

Les impacts sur la Transition Énergétique

Les restrictions de déplacements et l’arrêt brutal de productions industrielles ont eu un impact favorable sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, au plus fort de son confinement en Février, les émissions chinoises (qui comptent pour 30 % des émissions de la planète) ont baissé de 200 millions de tonnes soit 25%, comparées à la même période en 2019. Cette baisse équivaut aux émissions annuelles d’un pays comme l’Argentine. Les observateurs Européens ont mesuré une baisse de plus de 50% des émissions du continent durant les premières semaines du confinement. Selon l’AIE la baisse annuelle des émissions serait de 8%, la plus forte baisse depuis la deuxième guerre mondiale pour revenir au niveau d’émissions de 2010.

Les chantiers de construction des fermes renouvelables a été stoppé pendant le confinement. Les acteurs de ces filières s’attendent à un décalage des mises en service ; leur activité devrait demeurer en croissance.

Cependant, la plus importante question tient au rebond des économies après la crise et l’impact de ce rebond sur les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique. D’un côté, de nombreuses voix appellent à des plans de relance conduisant à une économie plus durable et des objectifs de neutralité carbone à long terme rappelant que la crise climatique serait d’une bien plus grande ampleur que la crise sanitaire actuelle. D’un autre côté, la crise sanitaire pourrait amener les gouvernements à reconsidérer leurs priorités et à allouer prioritairement leurs aides à des projets de recherche, d’éducation, de santé ou de protection sociale. A ce titre, les gouvernements pourraient décider du transfert des moyens de soutien du développement des projets renouvelables ou de développement d’infrastructures de mobilité décarbonée à ces nouvelles priorités. La baisse des prix de gros alourdit mécaniquement la charge du soutien aux renouvelables et creuse l’écart entre les prix de rachat garantis (pouvant aller jusqu’à 100€/MWh pour certains parcs éoliens offshore) et les prix de marché aux alentours de 20€/MWh.

Le Green Deal pour l’Europe, lancé par la nouvelle présidente de la Commission Européenne, Ursula Von Der Leylen, propose une feuille de route équilibrée pour assurer la neutralité carbone de l’union Européenne en 2050. Il s’agit d’un plan multi-sectoriel doté d’un budget de 100 Mds € par an de 2021 à 2027. Cet investissement vise notamment à développer les technologies propres, l’innovation dans l’industrie, les transports plus respectueux de l’environnement, la décarbonation du secteur de l’énergie et à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. La réallocation des ressources financières liée à la crise pourrait retarder ce projet et diminuer son envergure.

Par ailleurs, les dirigeants Européens ont réouvert une discussion sur les objectifs d’émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. La directive actuelle prévoit une réduction de 40% (en 2030 comparé à 1990) mais la commission souhaitait porter cet objectif à 50 ou 55 %. La conférence des nations unies pour le climat (COP26), prévue en Novembre à Glasgow, a été repoussée à 2021, ce qui pourrait retarder ces décisions.

Opérer dans l’environnement post-crise

L’impact de cette crise sanitaire dépendra de la force du rebond économique. Plusieurs scénarios sont envisageables. Un rebond vif (sortie en V), une résurgence de la pandémie (sortie en W) ou une longue période de dépression (sortie en L ou en U). Dans le premier cas, la crise sera oubliée, et le monde reviendra à ce qu’il était avant la crise. Pour les autres cas, le post-crise sera différent, à cause des changements de nos modes de vie et de travail. On peut aussi prévoir que les modes de sortie de crise varieront selon les grandes régions du monde.

Abordons à présent les problématiques qui impacteront les acteurs du secteur Energy et Utilities, et les actions que ceux-ci doivent entreprendre pour gérer ces changements et en faire des opportunités.

Nouveaux modes de vie et de travail

L’urgence sanitaire a obligé les entreprises à mettre en place le travail à distance en très peu de temps. Pour beaucoup, le télétravail a été bien accueilli, et tant les collaborateurs que leurs employeurs ont reconnu des gains de productivité et de flexibilité. En même temps, un tel mode de travail a certains inconvénients. Plusieurs études récentes[4] montrent que les travailleurs à distance ont du mal à se couper de leur travail et des moyens informatiques utilisés, au moment de basculer dans leur vie personnelle. Selon une étude française[5], 41 % des télétravailleurs disent regretter les échanges avec leurs collègues, alors que 51 % apprécient le gain de temps de transport entre leur domicile et leur travail.

Il y aura probablement des limites de la généralisation du télétravail. Cependant, l’on peut penser que les entreprises offriront plus de flexibilité à leurs collaborateurs et qu’une bonne dose de télétravail persistera. Elles sont en train de définir leurs politiques de télétravail qui prendront en compte l’avis de leurs salariés et rechercheront de hauts standards de productivité et de qualité. Ici aussi, il devrait y avoir des différences régionales et sectorielles. Les déplacements pourraient également durablement se réduire. Au-delà de la réduction des trajets domicile – travail, bon nombre de réunions internationales devraient intervenir via les moyens virtuels éprouvés à l’occasion de la crise.

Conséquence : les entreprises doivent définir rapidement et activer une nouvelle politique de télétravail et de déplacements

La Digitalisation va s’accélérer

La crise sanitaire a démontré que des processus de toute la chaine de valeur pouvaient être réalisés à distance ou automatisés, par exemple des opérations de diagnostic, de maintenance, de trading, de service client, finance et marketing. L’automatisation offre encore des gisements de réduction de coûts – Excellence Opérationnelle – ou de meilleure gestion des investissements (virtualisation d’actif, optimisation des CAPEX). Par ailleurs, la crise a pu révéler des limitations des infrastructures de gestion des données propriétaires et leur manque d’agilité, ainsi que leur exposition au risque cyber, conduisant certains acteurs du secteur à envisager une migration accélérée de leurs applications et données vers le cloud.

Conséquence : les plans de transformation digitale sont à revisiter, avec une attention particulière aux leviers de réduction de coûts d’un côté et à la robustesse aux cyber-attaques de l’autre.

Outil industriel

Un double mouvement pourrait s’opérer après la crise. Des actifs industriels pourraient fermer ou fortement réduire leur activité. Par exemple les usines de construction aéronautique. Dans le même temps, on assistera peut-être à une relocalisation d’activités industrielles critiques, ou de sous- traitance (comme les pièces indispensables à la production). Il pourrait en résulter une certaine augmentation de la production industrielle dans les pays développés à condition qu’elle soit compétitive.

Conséquence : Les Utilities devront être attentives à la transformation des actifs industriels et à son impact sur la consommation d’énergie.

Consommation d’énergie

Le secteur des transports devrait être affecté pour de longs mois (restrictions de voyages déplacements évités). Ainsi, la consommation de carburants et de pétrole devrait rester à un niveau inférieur à celui d’avant la crise. Bien sûr, cela réduira les émissions de gaz à effet de serre ce qui est une bonne nouvelle pour la planète. En revanche, les compagnies pétrolières subiront une réduction de leurs revenus et de leurs marges.

Conséquence : les pétroliers doivent adapter leurs activités de distribution de carburants, et également accélérer la diversification de leurs activités.

Consommation d’électricité

L’électricité, qui a fait la démonstration de son importance et de sa résilience pendant la crise, devrait demeurer à l’avenir le vecteur énergétique privilégié. Cependant, les courbes de charge évolueront à cause de la probable baisse de la consommation du secteur tertiaire, des changements du paysage industriel, et d’une augmentation de consommation des clients résidentiels. Cela aura un impact sur les marges des opérateurs, selon leur profitabilité par segments de clients. La mobilité électrique pourrait également se développer (déplacements plus limités) au détriment de la consommation de carburants.

Conséquence : les Utilities doivent anticiper l’évolution de leurs courbes de charge à court, moyen et long terme et l’évolution de leur profitabilité.

Changement de fournisseurs d’énergie

Pendant le confinement, l’arrêt des démarchages à domicile, la fermeture des boutiques et les préoccupations quotidiennes des clients confinés ont entrainé une baisse du taux de changement de fournisseurs. A la fin du confinement, certains consommateurs subiront une réduction de leur pouvoir d’achat. Dans le même temps, le tassement des prix spot et la digitalisation permettront à des opérateurs alternatifs de proposer des prix bas et l’on peut s’attendre une augmentation des changements de fournisseurs.

Conséquence : les fournisseurs doivent anticiper une augmentation de la volatilité de leurs clients et adapter leurs offres et leurs tarifs en conséquence.

Prix de l’énergie

La hausse progressive de la demande devrait conduire à une hausse des prix spots de l’électricité (les prix forward pour l’année prochaine se situent à 40€/MWh). Ceux-ci devraient cependant rester inférieurs à l’avant crise. Pour les prix du pétrole, la baisse durable de la demande et la surproduction actuelle pourraient maintenir les prix bas. Il est cependant difficile de prévoir les restrictions de production du côté de l’OPEP ou des producteurs de pétrole de schiste américain. Il faut également prendre en compte d’éventuelles tensions géopolitiques, qui pourraient faire monter les prix.

Conséquence : Les prix de l’énergie sur les marchés seront plus volatils.

Finance

La crise affecte les revenus et marges de tous les opérateurs et pourrait mettre en danger les plus fragiles d’entre eux. L’impact est plus fort pour les opérateurs pétroliers, dont les revenus pourraient baisser de moitié, que pour les Utilities. Il pourrait y avoir dans les prochains mois, un mouvement de consolidation provoqué par les défaillances d’entreprises. Ce mouvement devrait notamment s’opérer sur le marché de détail du gaz et de l’électricité où le nombre d’acteurs s’était multiplié ces dernières années (plus de 100 opérateurs, en Espagne ou au Royaume-Uni), ou dans les énergies renouvelables stimulé par l’appétit des pétroliers en quête de diversification.

Conséquence : les opérateurs solides devraient se préparer à saisir des opportunités d’acquisitions.

Stratégie

La gestion de la crise et la transition vers le monde de l’après-crise met en jeu un grand nombre de facteurs qui influent sur la stratégie court et long terme.

A court terme, avec une réduction significative des chiffres d’affaires, la plupart – si ce n’est toutes – les entreprises du secteur ont ou vont réduire leurs OPEX et CAPEX pour dégager des cashflows positifs et éviter d’alourdir leurs dettes. Les pétroliers ont réduit leurs dépenses d’exploration – production d’au moins 20%. Cette politique probablement nécessaire à court terme est discutable à long terme car elle handicape le renouvellement de leurs portefeuilles de champs pétroliers.  Ces dernières années, les sociétés pétrolières, poussées par leurs actionnaires ont entamé une diversification dans les énergies renouvelables, le stockage, la mobilité électrique et la fourniture d’électricité et de gaz.  Il est probable que les plus robustes d’entre eux, poursuivront ou accéléreront cette politique. Pour les plus fragiles, cela est moins sûr.

Les producteurs de pétrole de schistes, largement endettés, seront très impactés par les prix bas du baril. Vont-ils survivre, être rachetés ou simplement disparaître ?

Conséquence :  Les pétroliers et Utilities doivent repenser leurs stratégies rapidement pour prendre en compte la complexité de l’après crise.

Conclusion

Comme dans d’autres secteurs les acteurs de l’énergie doivent faire face à une crise sans précédent. Les Utilities bien qu’impactées montrent leur résilience surtout les utilities électriques car durant cette crise, l’électricité a été plus nécessaire que jamais.

Les pétroliers eux font face à une double crise, celle de l’après Covid 19 et celle liée à l’effondrement des cours du pétrole.  La survie de certains d’entre eux (notamment les opérateurs de pétrole de schiste) n’est pas assurée. Tous doivent s’adapter voire se réinventer pour sortir vainqueurs de cette période difficile.

Formulons le vœu que le monde qui émergera de cette crise sans précédent, sera meilleur que le monde d’avant.

Pour en savoir plus, téléchargez notre document complet en français

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Co-auteurs: 

Philippe Vié, Global Sector Leader, Energy, Utilities, Chemicals  
Colette Lewiner, Energy advisor to Capgemini Chairman  

[1] Prévision de fin avril

[2] Mi-mai, en France cette baisse n’est plus que de 9%

[3] Global Energy Review 2020

[4] CNN opinion March 10 2020

[5] IFOP mid April 2020

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