Le siège pilote connecté, une co-construction exemplaire de l’innovation

Nous ignorons par exemple les causes des dégradations des fauteuils envoyés en réparation ou si les spécifications du cahier des charges correspondent véritablement aux contraintes d’utilisation.

C’est pourquoi Stelia Aerospace a souhaité étudier la possibilité d’inclure des capteurs aux sièges pilotes afin de connaître les sollicitations auxquels ils sont soumis, les éventuels chocs, montages démontages, etc. L’analyse de ces données permettrait d’améliorer les caractéristiques du produit lui-même, mais aussi son usage et sa maintenance au bénéfice des compagnies et de leurs pilotes.

Pour mener à bien ce projet d’innovation digitale, Stelia Aerospace a choisi de s’appuyer sur Capgemini, qui possède les compétences et le réseau de partenaires appro- priés. Lancé à l’automne 2016, le projet a débuté par une  première phase destinée à évaluer la faisabilité et les perspectives de la solution. L’objectif était de parvenir à mesu-   rer les grandeurs caractéristiques du siège et de son utilisation (mécaniques, électriques…) de façon transparente vis-à-vis des spécifications du cahier des charges. Le dis- positif ne devait ne modifier ni la masse, ni  les  branchements électriques, ni l’habillage du siège.

Dans un véritable processus de co-construction, Capgemini a été force de proposition pour remplir toutes les exigences en matière de connectivité et d’intégration électronique des capteurs tandis que l’équipe Stelia Aerospace était chargée d’en équiper un siège de série. Moins de six mois d’une collaboration très étroite, très dynamique et rythmée par des jalons forts, auront suffi pour relever les défis et les contraintes posés. Par exemple, pour ne pas ajouter de prise, la collecte des données se fait par Bluetooth à l’aide d’une application mobile.

Ce choix remplissait un autre critère : bâtir une solution suffisamment évolutive et standard pour pouvoir accompagner le siège durant toute sa vie, soit parfois plusieurs dizaines d’années.

Au terme de cette première phase, la solution fonctionne et peut s’intégrer à d’autres modèles et le siège connecté est indiscernable d’un siège ordinaire. L’heure est désormais à la deuxième étape : celle des essais en vol, qui devront confirmer la transparence et la fiabilité du système et permettre son industrialisation future.

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