La plateforme MAAP de l’ESA dévelopée par Capgemini est ouverte au public

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Lors du congrès scientifique Living Planet du 23 au 27 mai 2022 à Bonn, en Allemagne, l’ESA et la NASA annoncent la disponibilité de la plateforme MAAP version 2, la dernière étape avant le déploiement (version 3) et le lancement du satellite et de son instrument visant à cartographier la biomasse terrestre.

La plateforme MAAP élaborée avec le soutien des équipes spécialistes de la donnée et des segment sol de Capgemini va bientôt permettre aux scientifiques et aux chercheurs internationaux de développer en collaboration des algorithmes et des codes, et d’analyser et de visualiser de grands ensembles de données acquises à partir de sources de la mission biomass, la mission GEDI de la NASA, et des campagnes aériennes et terrestres.

Les données volumineuses et le calcul haute performance nécessaires au MAAP, ainsi qu’un catalogue et un dépôt de codes partagés, sont stockés pour une gestion durable des usages à la demande.

La MAAP, un nouveau modèle de collaboration scientifique au niveau mondial

La connaissance de la biomasse au travers d’une plateforme commune de données permet de rendre les informations et les préconisations du rapport du GIEC plus accessibles auprès d’une audience plus large.

Désormais accessible au public, les scientifiques, journalistes, institutions, municipalités et région peuvent s’emparer de la donnée d’observation spatiale. Après l’open data, nous entrons dans l’ère de « l’open science » une ambition portée par l’ESA qui veut apporter des données scientifiques aux citoyens et non pas uniquement au décideur.

Les scientifiques produisent les résultats (cartes, estimation de la densité de la biomasse, représentation 3D sur 5 ans) qui peuvent être exploités par des personnes responsables d’un domaine forestier, ou des décideurs nationaux et également servir pour appuyer de futures applications dédiées à l’étude du littoral, des études sismiques, humidité des sols, etc.

Capgemini travaille à faire de la MAAP, un outil au service du développement durable : limiter le transfert de données entre labos, optimiser les algorithmes, mutualiser l’expertise pour apporter cette approche à d’autres domaines d’observation de la terre. C’est l’intégralité des savoirs faire en matière de « segment sol » qui est en train d’être rénové avec l’approche « sustainable IT » pour limiter massivement l’impact carbone de donnée d’observation terrestre.  

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Par Carine Saüt – Science and Space Applications – Capgemini

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