Le cloud comme nouvel environnement business

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Le cloud est souvent décrit comme un accélérateur technologique, ou même une commodité, au point où il serait devenu la « nouvelle électricité ». S’il est vrai que le cloud est un puissant levier économique, d’agilité et d’innovation technologique, aller au-delà de cette vision permet aux entreprises de se rendre compte du potentiel de la révolution en cours et d’en tirer la plus grande valeur.

Les données dans le cloud sont comme de l’argent à la banque

Selon moi, l’électricité n’est pas tout à fait la bonne analogie pour le cloud. La vraie valeur de ce que les entreprises hébergent dans le cloud, ce sont les données. La comparaison la plus appropriée n’est pas l’électricité mais la banque. Telle une institution financière, le cloud a besoin de sécurité, de confiance, de stabilité et de fournir une multitude de services pour maximiser la valeur des données à grande échelle. De la même manière que la valeur ajoutée d’une banque, au-delà de la confiance, repose sur des services financiers adaptés aux besoins de ses clients. La proposition de valeur d’un fournisseur de cloud sont les possibilités de traitement des données de ses clients et plus important, l’ensemble des services qui permettent à ces derniers de les exploiter pleinement.

Le cloud public est un espace naturel pour faire vivre les données d’une entreprise au travers de sa chaine de valeur. Par exemple, la capacité de partager les données tout au long du circuit de distribution ou d’une chaine industrielle intégrant des données aussi diverses que l’ingénierie, la production et la maintenance. Même constat au niveau intégration où nous observons une augmentation de l’intégration entre les plateformes Saas comme Salesforce, SAP et d’autres avec un cloud public. Ces fonctionnalités mettent la plateforme cloud au centre de nouveaux usages et services des données.

La croissance du cloud réside dans son adoption par les utilisateurs métier

Ce qui reste intrinsèque au cloud public, c’est l’aisance de sa prise en main : accessibilité, élasticité et utilisation en libre-service. Cela s’est vérifié dès les premières générations de cloud centrées sur l’informatique et l’automatisation des applications. De nos jours, cela se vérifie davantage dans les cas d’usage métiers nativement proposés par les Cloud providers autour des verticaux métier comme la finance, l’industrie, le retail, mais également avec la révolution du « low code » et du « no code ».

Ces deux évolutions, les solutions métier et la facilité d’utilisation par des utilisateurs non-techniques,  permettent aux utilisateurs finaux d’adopter et de développer des solutions basées sur le cloud avec pas ou peu de culture du développement (la plupart du temps sans même se rendre compte qu’ils sont dans le cloud) dans un vrai modèle self-service. Au bout des doigts, les utilisateurs ont accès des solutions toujours plus sophistiquées et prêtes à l’emploi. Le cloud devient de moins en moins une collection générique de services informatiques et de plus en plus un ensemble d’outils adaptés au business. Il passe de capacité informatique à une vraie valeur métier.

Le cloud est donc la plateforme naturelle pour entamer des transformations massives via ses utilisateurs et les cas d’usage métier. Au-delà de la transformation des départements informatiques sur les plateformes « backbone », les données, les applications et les organisations, les deux révolutions – solutions métier et low/code – libèrent le potentiel du cloud pour les utilisateurs et métiers de manière sécurisée, contrôlée et agile.

Le cloud pour une IT plus engagée

Le cloud n’est pas seulement la fondation d’un marché à croissance exponentielle et durable d’un point de vue économique. C’est aussi un élément central d’une stratégie responsable. Les fournisseurs de cloud évoluent vers plus d’efficacité énergétique et une utilisation efficace des ressources. S’il est couplé à une adoption raisonnée de services cloud, au travers de mesures comme l’éco-design sur des architectures d’applications, le cloud est une puissante plateforme pour adresser des objectifs de durabilité à l’informatique.

Gartner prédit que d’ici 2025, les émissions émises par les données seront l’un des critères principaux dans la recherche de solutions cloud. Les fournisseurs vont progressivement tout mettre en œuvre pour donner à leurs clients les informations dont ils ont besoin pour monitorer, contrôler et reporter l’impact environnemental et sociétal de leurs systèmes d’information. Adopter le cloud en tant que plateforme business permettra d’accroître le contrôle des entreprises sur l’empreinte environnementale de leurs applications et de monitorer et restituer à leurs stakeholders de manière plus fiable l’impact environnemental de leurs initiatives digitales.

Ces tendances se renforcent chacune de manière exponentielle. Une fois rassemblées, il est facile de visualiser un cercle vertueux d’acteurs métier autonomes créant des opportunités business et responsables, générant de nouveaux usages et demande de données, qui permettent à leur tour de nouveaux cas d’utilisation innovants. Ce futur est rendu possible en abordant le cloud non pas comme une technologie avancée devant être déployée mais comme un environnement business  agile et riche à adopter par les entreprises.

 

Auteur :

Sergio Werner

 

Sergio Werner

Head of Cloud Services Center of Excellence – France

 

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