Le Low-code : répondre aux besoins d’agilité des métiers sans tomber dans le Shadow IT

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Qu’est-ce que le low-code et le no-code ? De nouvelles façons de travailler et de nouveaux besoins ont émergé ces dernières années, sous l’effet de la digitalisation croissante des usages et des processus métiers. Cela s’est accompagné d’une nécessité d’outiller l’exécution des processus de manière rapide, dans un budget optimisé, et avec une maintenance facilitée.

Ces nouveaux besoins ont fait émerger de nombreuses plateformes dites « no-code » ou « low-code ». L’idée de ces plateformes est de permettre, à des utilisateurs ayant peu ou pas d’expérience en matière de développement, de créer des applications.

Le no-code permet de créer des applications sans écriture directe de code, donc sans connaissances techniques, à condition de se conformer à quelques modèles préétablis. Les plateformes dites low-code (peu de code), qui nécessitent d’avoir un minimum de background technique de développeur, offrent plus de souplesse en permettant de décrire par du code (même simplifié) le comportement spécifique souhaité ou les traitements d’intégration avec l’écosystème applicatif.

Le low-code, solution future pour les entreprises ?

Malgré les efforts continus de maîtrise des coûts pendant la pandémie de COVID-19, l’adoption du low-code pour le développement est monté en flèche. Cet engouement se justifie par le faible coût de réalisation face à une application sur mesure standard.

La demande croissante, provenant des métiers, pour des solutions logicielles personnalisées à l’appui de la transformation numérique, met la pression sur l’IT pour augmenter la vitesse de livraison des applications (Time to Market) et le délai de rentabilisation (Time to Value).

Cette accélération de la demande des métiers, face à la pénurie de développeurs et des délais qui s’allongent, a déclenché l’émergence de « Citizen Developers » en dehors de l’IT.

Cette augmentation de la population de nouveaux « developers » a ainsi influencé la montée en puissance des solutions low-code sur le marché. On retrouve aujourd’hui un grand nombre d’acteurs, hyperscalers du Cloud ou pure players, offrant des capacités qui intègrent des technologies de développement low-code.

Il est ainsi possible d’offrir à la nouvelle génération de « citizen developers » les moyens de concrétiser leurs idées d’amélioration des processus, sans être bridés par l’indisponibilité de ressources de développement.

Le low-code, un générateur de Shadow IT ?

Le Shadow IT représente les applications non couvertes pas une stratégie de gouvernance. On y retrouve très souvent des applications (type Excel) développées par un utilisateur métier sans visibilité de l’IT sur son existence.

Cette pratique induit de nombreux problèmes tel que la sécurité (fuite de données…) ou la maintenance (manque de processus, de matrice de responsabilité…) ce qui peut devenir un réel enjeu en fonction de la criticité de l’application.

Les plateformes low-code ont pour principal objectif de supprimer ce Shadow IT existant en mettant à disposition des outils de développement simplifiés tout en gardant une supervision sur le patrimoine applicatif développé.

Déléguer une partie des activités de développement implique la mise en place d’une gouvernance.

Ces plateformes low-code offrent les outils permettant de contrôler, superviser, mener des actions et entretenir le parc applicatif afin d’être en conformité avec les stratégies et les exigences de l’IT (DLP, sécurité, RGPD…).

Ces plateformes permettent également de générer des applications complètes avec une intégration sans couture avec les applications traditionnelles, au travers de connecteurs standards et la possibilité de développer et implémenter des connecteurs spécifiques (API…).

Le low-code, une implémentation soumise à un rythme standard ?

Les plateformes low-code promettent une réalisation accélérée des applications, grâce à des temps de développement réduits (jusqu’à -70% vs. une application sur mesure standard) ainsi que des déploiements simplifiés et automatisés.

Elles proposent, de manière générale, un ensemble de possibilités graphiques pour concevoir et simplifier le développement. Le cœur des applications est créé par paramétrage dans la plateforme low-code en suivant le principe du « what you see is what you get » (drag and drop, model driven).

Ce principe, couplé avec une approche agile et de co-conception, permet de favoriser l’innovation et libérer les énergies créatives des métiers. Ce qui permet d’avoir directement, en sortie de réunions, un premier MVP de ce qui est souhaité, avec l’approbation du demandeur.

Le low code, uniquement pour les citizen developers ou les développeurs juniors ?

D’un prime abord, les développeurs peuvent être très réticents à utiliser ces plateformes, en évoquant principalement la raison de ne pas maitriser les couches sous-jacentes et que cela peut remettre en cause la légitimité d’expert technique sur ce type de plateforme. Or il n’en est rien. Certes l’utilisation de plateforme low-code permet à des profils moins techniques de faire de la réalisation, mais elles permettent également de décupler l’efficacité des profils plus séniors.

Les taches techniques répétitives et systématiques n’apportant pas de valeur ajoutée spécifique, que l’on retrouve sur toutes les applications de manière générale (authentification, CRUD, etc.), sont gérées par la plateforme low-code. Cela permet au développeur de se concentrer sur l’essentiel, d’optimisant son temps et son énergie sur la conception et l’implémentation des besoins métiers.

Auteurs : 

Jean-Baptiste DeromeJean-Baptiste Derome

Business developer & Project Manager

jean-baptiste.derome@capgemini.com

 

Anthony CourtoisAnthony Courtois 

Engagement Manager

anthony.courtois@capgemini.com 

 

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