La recette de la transformation cloud Native

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1 cuillère de Cloud, 1g de DevOps et 200g d’Agilité

Le mot d’ordre est de décloisonner l’IT afin d'offrir de nouvelles opportunités de développement.

Dans tous les secteurs, les entreprises qui dépendent d’applications monolithiques sont dépassées par des entreprises agiles et cloud-native.  Ces technologies permettent, selon la définition de la Cloud Native Computing Foundation (CNCF), de développer des applications élastiques, dites ’scalable’, qui profitent au maximum des environnements dynamiques offerts par le cloud public, privé ou hybride. Celles-ci s’appuient sur un ensemble de briques technologiques telles que les conteneurs, service Mesh, micro-service, les infrastructures immuables ou les APIs, entre autres exemples. Ces solutions permettent de bâtir des systèmes résilients, facilement gérables, observables et scalables. Nous parlerons ainsi de Function-as-a-Service, de serverless, Database-as-a-Service ou de tout autre service managé qui sont offerts par les fournisseurs de cloud public.

Parce qu’ils fonctionnent pour tous les types de cloud (public, privé et hybride), améliorent l’intégration des applications et des services, et l’analyse des données, ces services « Cloud native » sont à la base d’une révolution de l’expérience client et de l’agilité des entreprises. La question essentielle n’est donc plus de savoir s’il est pertinent d’utiliser ces technologies mais de mettre en place la transformation nécessaire à leur déploiement.

Le sujet est complexe et nécessite une expertise sur l’ensemble des métiers de l’entreprise, du digital à l’infrastructure au travers des approches Agiles et DevOps. Le mot d’ordre est de décloisonner l’IT afin d’offrir de nouvelles opportunités de développement.

Pour planifier cette transformation encore faut-il en comprendre les enjeux techniques et organisationnels

Si les fournisseurs de cloud public sont en mesure d’offrir ces services à la demande, il est également possible de les obtenir en mode cloud privé ou hybride, grâce aux centaines d’outils cloud native disponibles en open source. La réalité des entreprises fait qu’il n’y a pas une solution unique à même de bâtir le socle technologique cloud native . Il s’agit ainsi de choisir quelle solution convient le mieux à un contexte technique. La notion de socle a longtemps été un élément structurant de l’IT des entreprises : la constitution de celui-ci, à travers des éléments de différentes natures : serveurs, stockage, réseaux, logiciels d’infrastructures ont rigidifié la capacité d’adaptation aux évolutions applicatives et aux attentes des entreprises.

Aujourd’hui, il faut envisager l’avenir de l’IT au-dessus du socle, le socle étant par essence neutre et configurable à travers l’approche « software defined data center ».

Il s’agit d’une transformation qui implique tout d’abord : une modernisation de l’infrastructure au travers de l’automatisation et du déploiement continu. Puis la mise en place d’une solution d’orchestration des containers à travers Kubernetes et le recours aux outils qui permettront d’avoir une approche de bout-en-bout et de garantir la sécurité, gérer le risque tout en automatisant à 100% (DevSecOps). La dernière étape étant le déploiement d’une solution dite Platform-as-a-Service qui va jouer le rôle de catalogue de service auprès des équipes projets.

Il sera nécessaire d’intégrer un ensemble d’outils d’accompagnement pour les développeurs, ou d’intégration continue, et industrialiser un certain nombre de services   comme des micro-base de données, construire des « Build Pack » qui contiennent l’ensemble des logiciels qui sont nécessaires au quotidien du développeur. L’étape finale sera de connecter ce cloud privé à un cloud public de son choix au travers d’APIs.

L’approche cloud native s’articule autour de l’agilité et du DevOps, qui sont essentiels à la mise en place de changement et de modernisation.

Il est primordial de comprendre qu’engager un changement vers le cloud native implique obligatoirement la mise en place de l’agilité. Les deux approches sont intimement liées, on peut même considérer que l’approche micro-service ou la containérisation ont justement pour objectif de répondre à la contrainte des livraisons itératives et continues bimensuelles que l’on retrouve dans le Scrum. L’agilité va instaurer une communication permanente avec les équipes métiers, les développeurs et les autres membres de l’IT. Les sprints couplés avec l’approche de containérisation de chaque livraison vont permettre d’utiliser pleinement les potentiels du cloud notamment quand on a plusieurs équipes Scrum en parallèle. Il n’est pas étonnant que des entreprises comme Amazon réalisent 23 000 mises en production par jour, 5500 pour Google ou 500 pour Netflix. Quand on sait qu’un portail Netflix se découpe en 700 micro-services, on comprend mieux comment on peut arriver à de tels résultats. Il ne reste plus qu’à boucler l’ensemble avec l’approche DevOps.

DevOps est une démarche plus qu’un concept, il n’existe pas de réelle définition. Au-delà du déploiement continu ou de l’intégration continue dont nous avons parlé précédemment il s’agit avant tout de fluidifier au maximum le cycle de vie des applications. Il convient ainsi de faire tomber les barrières organisationnelles afin de faciliter la communication entre les équipes. DevOps c’est en quelque sortes appliquer l’Agile aux composants techniques. Mais pas que ! Cette agilité doit aussi se traduire par une vision fluide de l’architecture, comme une structure de composants agrégés, organisés et reconfigurables tout au long du cycle de vie de l’application. L’architecture devient organique et vit au rythme de l’évolution des services proposé par l’application.

Pour conclure, la recette du Cloud native est une transformation complète de l’organisation. Chacun est impacté, le métier se doit d’être proactif au travers de l’agilité pour répondre aux exigences du marché. Les équipes de développement doivent s’approprier les plateformes cloud native et proposer des nouvelles architectures applicatives. L’ultime effort revient aux équipes d’infrastructures qui doivent aujourd’hui assurer la livraison continue via le DevOps ainsi que l’intégration des nouvelles plateformes PaaS ou CaaS.

 

Jonathan Le Lous

 

Jonathan Le Lous, Field CTO & Head of Cloud-Native Infrastructure Center of Excellence, Capgemini

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